J’enchaîne les relations toxiques : un trauma de l’enfance ?

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Relations instables, impression d'être enchaîné.e : le résultat d'un traumatisme de mon passé ?

Vous ne vous sentez pas épanoui·e dans votre relation de couple… Vous avez même parfois le sentiment que celle-ci affecte votre santé mentale. Le problème, c’est que vous avez l’impression de constamment vous retrouver dans des relations instables et toxiques pour vous, sans comprendre pourquoi. Dépendance affective, peur de l’abandon, traumatisme…

Pour y voir plus clair, il est souvent nécessaire de plonger dans le passé, et notamment dans l’enfance, à la recherche de signes. Car c’est autour de possibles traumas que tout peut se jouer. Comment savoir si on a eu un traumatisme dans l’enfance ? Comment sortir du schéma répétitif des relations toxiques ? Comment aller mieux ? Découvrez mes conseils de psychologue spécialisée en violences conjugales.

La toxicité d’une relation fait référence à des comportements ou des interactions qui sont néfastes et dommageables pour l’une et/ou l’autre des partenaires. Ce qui entraîne une dynamique relationnelle dysfonctionnelle.

Ce qu’il faut savoir : notez qu’on ne parle pas uniquement de relation amoureuse. Tout type de relation, qu’elle soit amicale, professionnelle ou familiale peut se révéler malsaine.

La relation amoureuse toxique peut être due à une incompatibilité entre les partenaires. Chacun des conjoints peut avoir un style d’attachement ou un mode relationnel à l’opposé de celui de l’autre.

Exemple 1: Un comportement qui créé de la toxicité chez l’autre

Une personne très discrète, dans la retenue ou l’évitement, est en couple avec une personne ayant un style d’attachement plutôt anxieux, impliquant beaucoup de réassurance de la part de l’autre. Seulement, la personne dans la retenue ne sait parfois pas comment réassurer l’autre, qui devient alors de plus en plus insécure.

Dans ce cas, chacun des protagonistes n’est pas toxique en soi, mais se révèle toxique pour l’autre dans ce contexte précis.

Exemple 2 : Une personne qui est toxique pour l’autre

La personne elle-même est considérée comme toxique, ainsi que son comportement, et ce, quel·le que soit son ou sa partenaire. Dans ce cas de figure, un rapport asymétrique s’installe, où l’un cherche à avoir le dessus sur l’autre (on retrouve cette caractéristique dans les relations violentes). Une emprise peut alors se mettre en place.

La toxicité d’une personne est souvent due à son type de personnalité. On peut relever plusieurs types de personnalité qui usent (consciemment ou inconsciemment) de comportements nocifs pour l’autre, à savoir :

  • la personnalité paranoïaque
  • la personnalité borderline
  • la personnalité narcissique
  • la personnalité antisociale

Ces types de personnalité se traduisent par des traits de caractère pouvant entraîner une façon de se comporter dommageables pour le partenaire :

  • le manque d’empathie
  • le sentiment de persécution
  • la tendance à la transgression des lois et des normes
  • la tendance à l’impulsivité

Comment savoir si une relation ou une personne est toxique ?

Il faut souvent un certain temps avant que les premiers signes de toxicité apparaissent. En début de relation, celle-ci vous paraît sans doute idyllique, sans accroc et votre partenaire vous apparaît comme idéal·e. Et pourtant…

Ecoutez les signaux envoyés par votre corps

Votre corps vous envoie sans doute déjà des indices et il est indispensable d’y être attentif·ve. Même si ces signaux sont de faible intensité dans un premier temps, ne les négligez pas !

Si vous avez des doutes et que vous vous demandez si votre relation est saine ou malsaine, prenez le temps de vous écouter. Arrêtez-vous quelques instants, posez-vous dans un endroit calme et essayez d’être à l’écoute de vos ressentis et sensations corporelles :

  • Que ressentez-vous lorsque vous pensez à votre relation ?
  • Vous sentez-vous épanoui·e au quotidien ?
  • Avez-vous l’impression de pouvoir être vous-même en toutes circonstances ?
  • Au contraire, ressentez-vous de l’angoisse, une peur diffuse, une boule dans la gorge ?

Au-delà de vos ressentis corporels, d’autres signes plus tangibles peuvent et doivent vous mettre la puce à l’oreille.

5 exemples de signes toxiques à repérer chez l'autre

Bien que chaque individu soit différent, les comportements toxiques prennent souvent la même forme. Voici 5 exemples parmi d’autres :

  • il/elle vous critique ainsi que vos proches
  • il/elle ne se remet jamais en question et rejette toujours la faute sur vous
  • il/elle est sans arrêt dans les reproches
  • il/elle est très jaloux·se et/ou possessif·ve
  • il/elle manque d’empathie

Ce qu’il faut savoir : Certains de ces signes renvoient en fait à de la violence psychologique, laquelle est interdite par la loi. Vous vous demandez si vous vivez de la violence (quelle que soit sa forme) ? Je vous invite à consulter la page suivante : Violences Conjugales

4 exemples de signes à repérer chez vous

De votre côté, certains signaux peuvent également vous alerter. Tout comme vos sensations corporelles, il est essentiel de les écouter. Voici 4 exemples communs :

  • Vous manquez de plus en plus de confiance en vous
  • Vous ne vous sentez pas entendu·e / compris·e / soutenu·e par votre conjoint·e
  • Vous vous sentez stressé·e, angoissé·e au quotidien
  • Vous culpabilisez de ne pas réussir à faire fonctionner cette relation

Il est essentiel de repérer ces signaux le plus tôt possible dans la relation. Car une relation toxique peut vous impacter et impacter votre vie quotidienne pendant très longtemps, même après la séparation.

Ce qu’il faut savoir : Toxicité et violence sont proches, et une relation violente peut provoquer un état de stress post traumatique dont il peut être difficile de guérir lorsqu’il s’installe.

Pourquoi est-ce que j'attire les personnes toxiques ?

personne isolee

Vous avez peut-être déjà repéré les signaux évoqués ci-dessus. Vous en avez conscience et vous vous êtes juré·e d’être plus vigilant·e la prochaine fois pour ne surtout pas vous engager de nouveau dans une relation toxique.

Et pourtant, l’histoire semble se répéter…

Lorsque vous identifiez des schémas répétitifs, il peut être intéressant / nécessaire de s’interroger sur soi-même et sur la part de responsabilité que vous avez dans la répétition de ces rencontres avec des personnalités toxiques.

Attention ! Il ne s’agit pas de vous culpabiliser en vous disant « c’est ma faute » (votre conjoint·e vous culpabilise sans doute déjà suffisamment comme ça). Vous n’êtes pas responsable du comportement toxique de l’autre.

Mais s’interroger sur soi et sur les enjeux inconscients de ces schémas répétitifs peut permettre d’y voir plus clair. Je vais illustrer mon point de vue en 5 points.

1. Faible estime de soi

Bien souvent, une faible estime de soi et/ou une mauvaise image de soi peuvent (en partie) expliquer l’attraction avec des personnalités toxiques. Si… :

  • vous vous dévalorisez en permanence
  • vous ne pensez pas mériter une relation épanouissante
  • vous ne pensez pas être digne de respect et d’amour

…cela peut inconsciemment envoyer à l’autre « l’autorisation » de vous manquer de respect.

D’autre part, si vous avez déjà vécu une relation toxique, lors de laquelle vous avez été rabaissé·e, humilié·e et que votre image de vous s’est dégradée, cela a probablement ouvert une « faille » en vous, avec une difficulté à vous reconstruire par la suite.

Dès lors, les personnalités toxiques que vous croiserez seront tout à fait susceptibles de déceler cette brèche et de s’y engouffrer.

Ce qu’il faut savoir : Ceux que l’on qualifie de « pervers narcissiques » sont particulièrement habiles pour repérer les brèches des « proies » fragiles et/ou vulnérables.

Pour en savoir davantage sur le travail à effectuer en vue de retrouver une bonne image de soi, consultez mon article sur la reconstruction de l’estime de soi après une relation toxique.

2. Dynamique du sauveur et du sauvé

Dans ce type de relation :

  • le « sauveur » est celui qui assume le rôle de secourir et prendre soin de l’autre.
  • le « sauvé » est celui qui semble être dans le besoin d’aide. Il peut avoir des difficultés émotionnelles, des problèmes personnels ou bien présenter des comportements autodestructeurs.

Ce type de dynamique peut devenir toxique, le sauveur se sentant souvent surchargé et frustré. Car malgré tous ses efforts, le sauvé reste malgré tout dans ses difficultés.

Cette dynamique peut aller de pair avec une estime de soi fragile. Être avec ou à côté de quelqu’un en grande difficulté permet en fait de se sentir valorisé·e, voire indispensable pour l’autre.

Finalement, une dépendance émotionnelle peut finir par s’installer des 2 côtés.

3. Relation "passionnelle" comme dans les films

Vous pouvez également attirer des personnalités toxiques car vous associez peut-être la « difficulté » d’une relation avec la passion.

Comme si les émotions intenses, les conflits récurrents, voire violents, et les réconciliations tout aussi intenses, permettaient d’alimenter la passion et l’amour. Et comme si une relation douce et paisible était au contraire synonyme d’ennui.

C’est bien souvent ce modèle qui est dépeint dans les films et les séries. Et pourtant, l’amour n’a pas besoin de faire mal ou d’être douloureux pour être sincère et puissant !

4. Style d'attachement anxieux, entraînant peur de l'abandon et de la solitude

Selon les expériences vécues dans l’enfance, nous sommes amené·es à développer un certain style d’attachement, lequel va conditionner nos relations aux autres. Nous pouvons développer 4 styles :

  • sécure
  • évitant
  • désorganisé
  • anxieux

Dans le style d’attachement anxieux, les personnes ont tendance à développer une dépendance à l’amour de l’autre, ainsi qu’une peur très ancrée de l’abandon et de la solitude.

Ces tendances peuvent amener la personne à sacrifier ses propres besoins et limites, et à accepter beaucoup plus que ce qui est acceptable, tout ceci dans l’optique de ne pas perdre l’autre. Ainsi, quitter la relation toxique pourrait être encore plus douloureux que d’y rester.

5. Traumatisme récent ou ancien

La dernière raison qui peut expliquer la répétition de rencontres avec des personnalités toxiques est l’existence d’un traumatisme récent ou ancien.

Les traumatismes engendrent une certaine fragilité et une vulnérabilité chez la personne les ayant vécu. Les conséquences d’un trauma peuvent perdurer toute la vie si celui-ci n’est pas traité et pris en charge.

Lorsque ce traumatisme est survenu durant l’enfance, à un moment crucial du développement psycho-affectif, il va venir impacter directement nos modalités relationnelles et notre habilité à réagir face à certains événements de la vie quotidienne.

Ce qu’il faut savoir : Quelle que soit la ou les raisons qui pourraient expliquer que vous attirez des personnalités toxiques, il est toujours intéressant de remonter et d’explorer les événements ayant eu lieu dans l’enfance. Car c’est là que se forgent nos styles d’attachement, notre façon d’être à l’autre, et notre estime de nous.

Les traumas de l'enfance : source du manque de confiance en soi

enfant apeuré

Beaucoup de choses se jouent dans les premières années de la vie. Celles-ci conditionnent nos relations futures. On retrouve :

  • d’une part, la satisfaction de 5 besoins fondamentaux (sécurité, exploration, cadre et limites, estime de soi et identité)
  • d’autre part, les modèles parentaux et les schémas relationnels en œuvre au sein de la famille

Ainsi, avant même de parler de traumatisme, il peut-être pertinent de s’interroger sur les points suivants :

  • Comment se comportaient vos parents en tant que couple ?
  • Faisaient-ils preuve de respect et de soutien mutuel ?
  • Au contraire, la relation entre eux était-elle asymétrique ?
  • En tant qu’enfant, pouviez-vous exprimer vos besoins et vos émotions de façon ouverte ?
  • Comment ceux-ci étaient-ils accueillis ?
  • Etc…

Autant de points qui peuvent vous amener à l’âge adulte à répéter des schémas relationnels peu épanouissants pour vous. Rajoutez à cela de possibles traumatismes psychologiques, et le développement psycho-affectif de l’enfant est souvent profondément impacté, tout comme son estime de lui.

Comment savoir si on a vécu un traumatisme dans l'enfance ?

Identifier un possible traumatisme dans l’enfance peut se révéler difficile. Chacun réagit différemment face à un événement potentiellement traumatique. Je dis bien potentiellement, car ce qui fait traumatisme pour une personne ne sera pas forcément traumatisant pour une autre.

Toutefois, certains symptômes sont caractéristiques d’un état de stress post traumatique, comme :

  • les symptômes d’intrusion : flashbacks, souvenirs intrusifs de certains événements
  • les symptômes d’évitement : incapacité d’éprouver des émotions, difficulté à envisager l’avenir, trous de mémoire, sentiment d’être détaché des êtres chers
  • les symptômes d’hyperéveil : tendance à être constamment à l’affût du danger, sursauts, colère et irascibilité

À ces symptômes peuvent s’ajouter :

  • des troubles du sommeil
  • une dépression
  • de l’angoisse
  • des troubles du comportement

Vous pouvez également tout simplement ressentir un malêtre important sans savoir d’où il vient.

Quels sont les événements traumatiques de l'enfance ?

Des études américaines ont mis en évidence 7 types de traumatisme de l’enfance, aussi appelés « expériences négatives de l’enfance » (Adverse Childhood Experience ou ACE).

  • les violences physiques, sexuelles et/ou psychologiques
  • la négligence physique et/ou affective
  • les violences intrafamiliales au sein du foyer*
  • un proche incarcéré
  • la maladie mentale d’un des parents
  • l’exposition à l’addiction grave d’un parent
  • la séparation ou le divorce des parents

*À noter qu’aux yeux de la loi, un enfant témoin de violences est considéré comme co-victime des violences.

Faites le test : Pour tenter de déceler un éventuel traumatisme vécu lors de votre enfance, vous pouvez réaliser le test en ligne suivant pour calculer votre score ACE.

Comment se remettre d'un traumatisme de l'enfance ?

Même si beaucoup de choses se jouent dans l’enfance, choses qui conditionnent notre construction psychique et nos relations futures, il ne s’agit pas d’une fatalité. Le chemin vers la résilience comprend les 6 étapes suivantes :

  • identifier le traumatisme vécu dans l’enfance
  • prendre conscience de l’impact que celui-ci a sur notre vie d’adulte
  • comprendre les symptômes vécus pour pouvoir par la suite s’en défaire
  • se reconstruire
  • se déculpabiliser
  • reprendre espoir

Pour renouer avec l’espoir, un travail et un accompagnement soutenus et en profondeur sont souvent nécessaires. Car de nombreux mécanismes inconscients sont à l’œuvre, et vous vous êtes construit·e avec votre traumatisme depuis des années. Il est donc normal que ce travail de prise de conscience et de reconstruction prenne du temps.

Si le travail peut se faire seul·e, je vous recommande toutefois vivement de vous faire aider par un·e professionnel·le qui sera en mesure de vous apporter le soutien adapté lorsque cela est nécessaire.

4 étapes en autonomie pour en finir avec les relations toxiques

personne heureuse

Prise de conscience

Vous n’êtes pas arrivé·e par hasard sur cet article…

Vous aviez peut-être déjà quelques doutes quand à la toxicité de vos relations, et ces doutes se sont peut-être confirmés à la lecture de cet article. C’est un premier pas vers la prise de conscience : reconnaître que l’on est confronté (ou que l’on a été confronté) à une ou des personnalités toxiques, à une ou des relations violentes, et que cela nous a profondément impacté.

Cette étape peut vous sembler anodine. Et pourtant, reconnaître l’existence de cette situation est déjà une étape cruciale du travail de reconstruction. Votre chemin vers la résilience commence à se dessiner.

Travailler sur l'image de soi et se défaire du statut de victime

Lorsque l’on a vécu de multiples traumatismes, ou que l’on a subi différents faits à de nombreuses reprises, on peut avoir tendance à s’identifier totalement au statut de victime. On ne se connaît que de cette façon, et on n’entrevoit pas d’autre position possible, comme si le simple fait d’être victime résumait notre identité toute entière.

Et pourtant, une partie incontournable du travail porte sur le fait de se défaire de cette image qui vous « colle à la peau ».

Non, vous n’êtes pas QUE victime.

Vous subissez ou avez subi l’influence d’un·e manipulateur.trice, de son comportement toxique, voire des violences conjugales. Mais votre identité et votre être ne se résument pas à cela. Vous êtes bien plus que les faits que vous avez vécus. Vous êtes une personne avec des valeurs, des envies, des projets, des qualités, des compétences et des ressources.

La psychothérapie vous aidera à vous reconnecter à vous-même et à (re)prendre conscience de la richesse de votre personnalité pour améliorer votre image et le respect envers vous-même. Prendre conscience de vos compétences et de vos ressources grâce à l’aide d’un·e psy vous permettra également de mieux les mobiliser par la suite.

Apprendre à reconnaître les signes d'une relation saine

Nous avons évoqué plus haut les signes d’une relation toxique. Il est tout aussi important de savoir identifier les signes d’une relation saine. En voici quelques-uns :

  • respect mutuel
  • bienveillance et soutien mutuel
  • chacun est en mesure de prendre la responsabilité de ses propres torts
  • chacun se sent libre de passer du temps sans l’autre, avec ses amis et sa famille, sans avoir besoin de se justifier (aimer, ce n’est pas posséder l’autre)
  • la communication est bonne et les disputes sont équilibrées et débouchent sur des échanges constructifs où chacun est en mesure de se remettre en question
  • pouvoir parler ouvertement de ses doutes et sentiments
  • écouter l’autre et pouvoir faire des compromis
  • chacun accepte les défauts de l’autre sans chercher à les changer

Renforcer son réseau de soutien pour sortir de l'isolement et de l'emprise

Bien souvent dans les relations toxiques et/ou violentes, une forte emprise s’est mise en place et la victime se retrouve très isolée, avec ses symptômes, ses peurs, ses questionnements. Afin de briser l’emprise et sortir de l’isolement, il est indispensable de bien s’entourer. Voici mes quelques conseils de psy.

Identifiez les personnes ressources pour vous

  1. Sur qui pouvez-vous compter ?
  2. À qui pouvez-vous tout dire ?
  3. Pensez-vous à une personne dont vous étiez très proche mais dont vous vous êtes éloigné·e depuis votre relation toxique ?
  4. Pourquoi ne pas reprendre contact avec cette personne qui était si importante pour vous ?

Demandez de l'aide à des personnes de confiance

Ce que vous avez vécu est très difficile, voire traumatisant. Il est donc tout à fait normal d’avoir besoin d’aide. Même s’il s’agit d’une épreuve difficile, s’autoriser à faire appel à une aide extérieure et à s’appuyer sur les autres représente une étape cruciale dans le processus de reconstruction. Vous pouvez trouver ce soutien dans différents cercles :

  • votre entourage amical ou familial
  • les professionnels formés qui seront là pour vous épauler : psychologue, médecin, avocat·e, assistant·e social·e, etc.
  • les groupes de parole : vous réaliserez alors que vous êtes loin d’être seul·e à avoir été confronté·e à de telles situations toxiques et/ou violentes. L’expérience et la présence d’autres victimes peut vous aider à vous sentir plus fort·e.

L'accompagnement thérapeutique : porte de sortie vers des relations plus saines

accompagnement thérapeutique

Comme expliqué plus haut, un accompagnement thérapeutique par un·e psychologue professionnel·le et formée est parfois nécessaire pour se reconstruire.

Alors que peut vous apporter exactement mon accompagnement ?

Psy formée aux violences conjugales, je vous propose un accompagnement sur mesure, adapté à vos besoins et à votre rythme. Pour cela, j’utilise une approche intégrative, en m’appuyant sur différentes théories et outils.

L'approche analytique pour prendre conscience de ce qui se joue

Par le biais de l’approche analytique, ou psychodynamique, nous pouvons :

  • nous pencher sur votre enfance
  • explorer les événements et/ou traumatismes que vous avez vécus
  • évoquer le type de relations que vous entreteniez avec votre famille

Cette approche peut permettre d’y voir plus clair sur la façon dont vous vous êtes construit·e, et sur les mécanismes inconscients qui sont en jeu dans vos schémas relationnels actuels.

Ce qu’il faut savoir : Cette prise de conscience permet ensuite d’ouvrir de nouvelles possibilités jusque là inexplorées concernant votre façon d’être avec l’autre, vos désirs profonds et votre style d’attachement.

L'approche orientée solution pour prendre conscience de vos ressources

L’approche orientée solution est particulièrement intéressante s’il est trop douloureux pour vous d’évoquer les traumatismes ou les situations toxiques vécues. Elle permet de ne pas se pencher sur le « problème » pour lequel vous prenez rendez-vous, mais au contraire de se tourner entièrement vers les solutions.

Ainsi, grâce à des questions précises, des mises en situations et/ou des visualisations, je vous amènerai à prendre conscience de vos victoires, de vos ressources et à travailler sur vos objectifs et votre autonomisation.

Profitez d’un soutien psychologique spécialisé, d’une écoute active et bienveillante, et d’outils adaptés à vos besoins pour vous reconstruire.

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